|
Monsieur le Ministre des Finances,
Monsieur le Président Sortant,
Monsieur le Secrétaire Général de la CIMA,
Monsieur le Directeur Général de l’IIA,
Monsieur le Président du Comité des Experts,
Madame la Présidente du Comité des Assurances du Mali,
Mesdames, Messieurs,
C’est avec beaucoup d’humilité et d’émotion que je m’adresse à vous au nom de l’équipe que vous venez de porter à la tête de notre Association.
Une équipe renouvelée à 85% (je suis le seul survivant), fortement rajeunie avec l’entrée remarquée des quadra qui vont certainement apporter force et vigueur à notre Association et féminisée : l’histoire retiendra que c’est à Bamako le 28 février de l’an de grâce 2008 qu’une femme accède pour la première fois au Bureau depuis 32 ans.
C’est aussi une équipe riche de sa diversité : six marchés sont représentés, six nationalités sont présentes, on y retrouve aussi bien des Assureurs IARD, Vie et des réassureurs , des dirigeants de compagnies de tailles diverses, de jeunes dirigeants et de moins jeunes et même des anciens commissaires contrôleurs.
Saint Exupéry ne disait-il pas « Mon frère, si tu diffères de moi, loin de me léser, tu m’enrichis ».
Le dernier constat que je voudrais faire c’est le sens du consensus.
S’il y a eu une seule candidature aux différents postes, ce n’est pas faute d’intérêt manifesté par les membres.
Beaucoup ont accepté soit de ne pas se présenter, soit de se désister pour favoriser le consensus.
J’y vois le signe de la maturité de notre association où l’intérêt général prime sur les intérêts individuels.
Ne sont-ce pas là de bons auspices qui augurent d’une mandature plein d’espoir.
A ce stade, je voudrais au nom du Bureau entrant vous adresser mes sincères remerciements pour la confiance ainsi placée en nous et vous assurer de notre engagement à œuvrer pour le progrès de notre Association.
C’est aussi le moment de rendre un hommage appuyé à mes prédécesseurs qui, chacun à sa manière mais toujours avec la même passion de l’assurance, ont marqué significativement l’évolution du paysage assurantiel de notre zone et contribué à façonner de manière harmonieuse ce merveilleux outil qu’est la FANAF.
Je voudrais rappeler à votre mémoire ces aristocrates de l’assurance, cette espèce malheureusement en voie de disparition : du pionnier Léon AMON de la Côte d’Ivoire (1976 à 1980), au très lyrique André BAYALA du Burkina Faso 2002 à 2008, en passant par le sage Diouldé NIANE du Sénégal (1980 à 1984), l’éclectique Paul TSALLA du Cameroun (1984 à 1990), le percutant Jean Kacou DIAGOU de la Côte d’Ivoire (1990 à 1996) et enfin le très éclairé Richard LOWE du Cameroun (1996 à 2002).
Je voudrais dire toute mon admiration pour les trois derniers cités qui ont estimé que l’heure de la retraite n’avait pas encore sonné et qui continuent depuis des dizaines d’années à fréquenter assidûment et avec le même enthousiasme nos assises et à leur apporter leur longue expérience.
Quelle belle leçon de fidélité !
Quant à toi André, cet homme droit, certains diront même droit dans ses bottes, que j’ai eu le plaisir de côtoyer au sein du Bureau sortant, je voudrais te rassurer et te dire que j’entends me situer dans la continuité de ton action ; notamment en ce qui concerne la Gouvernance de notre Association et la Formation : deux chantiers qui font en effet partie intégrante de mon programme en cinq points que je voudrais partager avec vous.
LE DEVELOPPEMENT DES MARCHES :
L’Assurance doit devenir un secteur d’Activités doté d’un impact réel et d’une réputation authentique et être une véritable force de proposition.
LA FORMATION :
Le développement de nos Entreprises dépend de la qualité de nos hommes.
Nous devons identifier nos besoins en formation et nous assurer qu’ils sont satisfaits.
L’APPROFONDISSEMENT DES RELATIONS AVEC LES ORGANES DE LA CIMA :
Nous devons entretenir avec eux un dialogue permanent, constructif, décomplexé et proactif.
Nous devons faire évoluer nos partenaires progressivement d’une conception par trop statique et conservatrice vers une approche dynamique et visionnaire de l’Assurance.
LE RENFORCEMENT DE LA SOLIDITE DES COMPAGNIES D’ASSURANCES :
Nous devons renforcer la solidité financière de nos compagnies et engager une lutte sans merci contre les arriérés qui ne nous permettent pas toujours de régler diligemment nos sinistres.
Nous devons également dynamiser et tonifier les marchés financiers.
L’IMAGE, LA COMMUNICATION ET LES RELATIONS PUBLIQUES :
Nous devons faire connaître l’Assurance.
Nous devons améliorer notre image,
Nous devons communiquer sur ce que nous faisons.
Nous devons faire entendre notre voix partout où c’est nécessaire.
Nous devons proposer nos solutions aux problématiques qui agitent notre continent par exemple : la lutte contre la pauvreté.
Avant tout, nous devons commencer par tenir nos engagements : régler les sinistres.
Nous devons développer les relations publiques et le lobbying en direction de nos gouvernants, des organisations internationales, des médias et de la société civile.
Voilà le cap que je vous propose, très ambitieux certes, mais comme le disait SENEQUE : « ce n’est pas parce que les choses sont difficiles qu’on ne les fait pas ; c’est parce qu’on ne les fait pas qu’elles sont difficiles ».
Le dernier mot sera celui de remerciement et de félicitations.
Merci au Comité des Assureurs du Mali qui, au pied levé et sous la houlette de sa dynamique Présidente, Mme CISSE AMINATA DEMBELE, a organisé parfaitement ces assises qui ont accouché d’une abondante moisson.
Au revoir le Mali,
Bonjour la Côte d’Ivoire,
Vive la FANAF,
Vive la coopération interafricaine.
PROTAIS AYANGMA AMANG
Président de la FANAF |